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"bienvenue sur mon blog. bonne lecture." das ci-gît un vagabond heureux 11 novembre 2013 ci-gît un vagabond, heureux d’avoir été élève-bouffon et qui voudrait quitter la salle sous vos crachats. ceux qui se sont brossés les dents : abstenez-vous! je veux du dégueulasse. allons vivre la mascarade de ce bas sol. soyons acteur dans cette « comédie humaine » comme tout le monde et assumons. je n’aurais plus de déversoir de cynisme, là où m’en débarrasser sans faire mal. je serais un vil salaud, le 344 ème peut-être, recherchant la 344 ème salope, perdue dans les mémoires, pour respecter et corriger la vraie référence historique. n’importe, on assumera. « impose ton style et enlève ta carapace », comme n’arrêtais guère de me dire, lors de mon dernier stage, un collègue : il est peut-être temps de le faire hors pixels : rompre avec la dichotomie. si le vide se peut orgueilleux et arrogant : pourquoi pas nous?passons sur cette branlette d’orgueil qui, comme tout nombrilisme exacerbé, me fait rire. rien ne me fait autant pouffer que ça. le fourmillement qui me pousse au vagabondage cessera peut-être de lui-même. sinon, je le calmerai avec des doses plus régulières de lecture et de relecture qui me montrerons l’humilité. les livres combleront le manque : soyons croyant. et, c’est tout, je crois ; sinon ceci, mais faîtes attention au gouffre : * le mort joyeux dans une terre grasse et pleine d’escargots je veux creuser moi-même une fosse profonde, où je puisse à loisir étaler mes vieux os et dormir dans l’oubli comme un requin dans l’onde, je hais les testaments et je hais les tombeaux ; plutôt que d’implorer une larme du monde, vivant, j’aimerais mieux inviter les corbeaux a saigner tous les bouts de ma carcasse immonde. ô vers ! noirs compagnons sans oreille et sans yeux, voyez venir à vous un mort libre et joyeux ; philosophes viveurs, fils de la pourriture, a travers ma ruine allez donc sans remords, et dites-moi s’il est encor quelque torture pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts ! baudelaire * merci . posté dans sur moi | aucun commentaire » victime de racisme 9 novembre 2013 depuis peu réduit à subir à nouveau, le ridicule du monde, j’ai trahi ma célèbre et chère ligne b; je la partage avec la ligne a, chemin imposé par une certaine impuissance de ma part, mais passons, le plus important n’est guère là. en effet comme dans toutes les pièces de théâtre sénégalais, le traître, méchant homme, moi donc dans le cas présent, subit la foudre du ciel, lourd pilon, tâché de poivre, de piment et d’oignons, qui vient s’abattre sur lui. j’ai trahi ma chère ligne b, copine de galère, de beuveries forcées où mes narines se frottent à l’odeur très désagréable de la bière, pour la très bourgeoise ligne a. j’ai été victime de racisme et j’en pleure presque. hier, rentrant du boulot, j’ai trompé la vigilance de ma copine bleue pour m’encanailler à partir de châtelet à la bonne bourgeoise, rouge vêtue : couleur de la pauvreté, du communisme, dont l’intérieur est très accueillant. les transports en commun nous forcent à des tablées très diverses. hier, j’étais en visite sur le continent africain. a mes côtés une délicieuse jeune femme, que mes yeux timides n’osaient guère déshabiller. elle me lança quelques regards, elle, remplie de cran et d’audace, dont le surplus lui débordait de la poitrine. devant cette beauté, un jeune en casquette blanche, très propre sur lui avec des vêtements très colorés, discutant au téléphone, j’ai cru reconnaître quelques mots de lingala : le congo débitait sur ma face un flot de paroles, assourdissant à la longue, mais avec une musicalité agréable. et devant moi, une place de libre, source du drame. arrivée à la défense, la rame s’est très fortement remplie, sous les yeux hagards de ma belle voisine, un peu perdue dans sa carte des transports de l’ile-de-france. je voulus l’aider, moi qui connais si mal paris et ses alentours, mais c’était occasion de discuter, je n’allais pas laisser passer ma chance de découvrir ce délicieux pays que j’étais sûr d’adorer avant d’en fouler le sol. elle me parla avec un anglais timide. elle me dît qu’elle est de la gambie, ce sur quoi je doutai fort au début : la gambie n’a pas de belles femmes et si c’était le cas, le président jammeh ne l’aurais jamais laissé s’évader, il en aurait fait sa centième épouse officielle. je finis par la croire et lui ai conseillée d’essayer de s’entraîner à mal parler l’anglais, une prochaine fois, pour être plus crédible. elle sourît et me demanda mes origines. je suis un sall, lui ai-je glissé, fils d’un homme de pouvoir : le président sénégalais, récemment milliardaire. je suis donc un probable riche. passons sur ma drague maladroite, mes poches friquées et revenons à une chose plus naturelle puisque très humaine : le racisme. de la foule, où des personnes s’entrechoquaient et évitaient ridiculement de se regarder, une dame, un peu forte, arriva à se libérer. elle s’empressa pour être première prétendante à la place, en face de votre serviteur, qui était libre. a quelques centimètres du succès : le repos du popotin tant mérité au sortir d’une lourde journée, la volumineuse dame, à la vue du continent noir dans l’entièreté du fragment le représentant, pourtant si délicieusement disposé, presque bourgeois : la gambie, le sénégal, le congo, elle se détourna, préférant la sueur de la masse. elle n’a pas voulu s’asseoir avec des nègres. elle, la raciste -si si, c’en est une, ne me parlez pas de définition de mot- sûrement malienne, d’une noirceur exagérée, brûlée par les fourneaux de barbès, une prolétaire du métro 4, perdue sur le sol bourgeois. un retournement que je n’avais su voir. avant, le complexe était bourgeois, d’esprit ou de conditions de vie : les zèbres qui faisaient tomber leurs zébrures étaient bourrés de pognon, sentaient fortement l’oseille et/ou les livres. quittons le supposé mali raciste, jugé et condamné par ma bêtise, prétexte ridicule pour écrire, mettant sur le banc des accusés une statue pas assez taillée et trop ronde sur les côtés. j’ai donc passé un presque mauvais moment dans la a : punition pour ma b trahie. une chose de sûre, au détour de cette journée, je suis maintenant certain d’aimer la gambie, j’adore son accent, son mauvais français, je boirai jusqu’à la dernière goutte le fleuve gambie, barrière jalouse qui me sépare de ce joyau. je demande, dès demain, la nationalité gambienne. je désire y vivre pour le restant de mes jours. et une autre chose vraie, le pilon pimenté rate souvent sa cible : le théâtre sénégalais ment. posté dans actualité décalée , nouvelles | aucun commentaire » ma rupture 3 novembre 2013 qu’auriez-vous fait, si votre copine, après un bon repas avec comme dessert son sourire craquant, vous avez demandé de mentir à toute une communauté, vos parents, les siens, etc.? comme je suis honnête, amoureux et que je ne la laisserais porter un tel joug, j’ai refusé de la suivre sur cette pente. cela m’a valu mille reproches, quelques insultes mal formulées, car elle a voulu les faire en langage sms et pour couronner le tout, elle a rompu. je viens sur mon mur, rituel moderne, pour faire ma confession. cela fait quelques mois que le même sujet se greffe inlassablement sur notre roue de dialogue quotidien. elle tentait à coup de photos, comme preuves; de versets comme nécessité de me faire faire la chose. mentir. sauter le pas de manière belle. au fond, quand je l’ai entendu parler, je me suis dit : en réalité ce qu’on reprochait à ce pauvre cahuzac, hormis la fraude, ce n’est pas d’avoir menti dans une institution étatique, face aux français. ce qu’on lui reprochait, c’est qu’à la fin de son mensonge, qu’il n’y aie eu aucune festivité, aucun vis-à-vis à embrasser, pas de gâteau découpé, pas de buffet, etc. seul le costume, correct, chic et hors de prix pour les juges miséreux que nous sommes, lui vaut la vie sauve. pas besoin de s’embêter avec les impératifs kantiens sur le mensonge; il ne fallait pas non 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